{"id":8365,"date":"2017-01-19T17:55:24","date_gmt":"2017-01-19T22:55:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.altwire.net\/?p=8365"},"modified":"2023-12-06T06:38:25","modified_gmt":"2023-12-06T11:38:25","slug":"album-review-mirrors-for-psychic-warfare","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/altwire.net\/fr\/critique-dalbum-miroirs-pour-la-guerre-psychique\/","title":{"rendered":"Album Review: Mirrors For Psychic Warfare [Self-Titled]"},"content":{"rendered":"<p>En un coup d&#039;\u0153il, ma belle-s\u0153ur a dit que le premier album \u00e9ponyme de <strong>Des miroirs pour la guerre psychique<\/strong> sonnait comme la bande-son d&#039;une maison hant\u00e9e et qualifiait sa saveur unique de bruit exp\u00e9rimental sombre de \u00ab musique house hant\u00e9e \u00bb. Pour \u00eatre clair, cette nomenclature n&#039;a aucun lien avec le genre r\u00e9el de la musique house. Sur cette sortie, <strong>N\u00e9vrose<\/strong> Le chanteur et guitariste Scott Kelly et le producteur Sanford Parker, anciens collaborateurs du projet de doom metal Corrections House, communiquent l&#039;essence d&#039;un vide froid et vide de mani\u00e8re bien plus tangible que le silence absolu ne pourrait jamais l&#039;esp\u00e9rer. Atroce dans son minimalisme, <strong>Des miroirs pour la guerre psychique<\/strong> pr\u00e9sente une atmosph\u00e8re de terreur et de d\u00e9sespoir que j&#039;ai trouv\u00e9e \u00e9trangement r\u00e9confortante. Des guitares bourdonnantes et dissonantes, des voix espac\u00e9es et des percussions s\u00e9quenc\u00e9es de mani\u00e8re d\u00e9contract\u00e9e mais d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e communiquent une souffrance existentielle si satisfaisante que je ne peux m&#039;emp\u00eacher de me sentir oblig\u00e9 de la suivre jusqu&#039;\u00e0 ses 45 minutes d&#039;ach\u00e8vement \u00e0 chaque \u00e9coute.<\/p>\n<p>Le morceau d&#039;ouverture, \u00ab Oracles Hex \u00bb, donne le ton sombre et troublant du disque. Le twang extraterrestre d&#039;une guitare r\u00e9verb\u00e9r\u00e9e r\u00e9sonne \u00e0 travers un paysage mort et gel\u00e9. La voix froide et confiante de Kelly glisse librement comme les lamentations glac\u00e9es du fant\u00f4me d&#039;un homme ivre <strong>Morrissey<\/strong>. Juste avant la quatri\u00e8me minute de la chanson, la tectonique froide de cette plan\u00e8te morte reprend vie comme l&#039;\u00e9ruption d&#039;un cryovolcan plutonien. La chanson se termine par deux minutes de percussions qui font trembler la poitrine et qui ondulent \u00e0 travers un mur de guitare boueux qui s&#039;effondre presque sous son propre poids.<\/p>\n<p>Les premiers sons du morceau suivant, \u00ab A Thorn to See \u00bb, sont un rythme de batterie qui me rappelle l&#039;intro de <strong>Bauhaus<\/strong>\u00ab Bela Lugosi&#039;s Dead \u00bb, comme on l&#039;entend juste \u00e0 l&#039;ext\u00e9rieur du puits de gravit\u00e9 d&#039;un trou noir supermassif. Des pads orchestraux pr\u00e9parent le terrain pour un rituel sombre dans lequel Kelly invoque et rend hommage aux \u00e9l\u00e9ments classiques de la nature. Peu apr\u00e8s la moiti\u00e9 de cette ode cauchemardesque de pr\u00e8s de 15 minutes au nihilisme, un riff de guitare br\u00fblant de pur feu consume la sc\u00e8ne, ne laissant derri\u00e8re lui qu&#039;une boule tumultueuse de fer fondu.<\/p>\n<p>\u00ab Cnn Wtz \u00bb est un crescendo sisyph\u00e9en de guitare de 9 minutes, rappelant <strong>Aimant Monstre<\/strong>\u00ab Goliath and the Vampires \u00bb de Kelly. Tout comme dans \u00ab Goliath and the Vampires \u00bb, la voix de Kelly appara\u00eet sur ce morceau comme un g\u00e9missement tortur\u00e9 et largement inintelligible. Ce morceau br\u00fble les sens de l&#039;auditeur dans une orgie de quatre minutes et demie de douleur fulgurante avant de s&#039;estomper dans le bruit statique.<\/p>\n<p>\u00ab I&#039;ll Try You All \u00bb reprend le ton glacial de \u00ab Oracles Hex \u00bb. Les guitares enflamm\u00e9es sont r\u00e9duites \u00e0 des \u00e9chos aqueux, et le cri insomniaque de Kelly rivalise avec un solo de guitare d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 pour le premier plan du morceau. Alors que \u00ab Cnn Wtz \u00bb est le point culminant douloureux de cet album, \u00ab I&#039;ll Try You All \u00bb est son plus profond creux de d\u00e9sespoir.<\/p>\n<p>\u00ab 43 \u00bb signifie la fin de l&#039;\u00e9preuve. Un ch\u0153ur d&#039;instruments \u00e0 clavier annonce une aube qui apporte un peu de soulagement \u00e0 l&#039;auditeur, mais le mal est fait. Un riff de guitare douloureux, rappelant \u00ab Cnn Wtz \u00bb, rejoint le mouvement des cuivres synth\u00e9tiques et du piano. Tout ce qui reste du chant de Kelly est un \u00e9cho tendu, sa psych\u00e9 une autre nuit blanche plus faible.<br \/>\n<strong>Des miroirs pour la guerre psychique<\/strong> est une \u00e9tude troublante des cons\u00e9quences \u00e9motionnelles d&#039;un \u00e9pisode d&#039;insomnie. Je reconnais instantan\u00e9ment l&#039;imagerie qu&#039;il v\u00e9hicule. Pendant 45 minutes, cet album vous enferme dans l&#039;anxi\u00e9t\u00e9 d\u00e9ferlante d&#039;une nuit agit\u00e9e, avec le salut mis\u00e9ricordieux d&#039;un bouton pause \u00e0 votre disposition. L&#039;exp\u00e9rience d&#039;\u00e9coute de cet album est plus \u00e9puisante, \u00e0 la fois intellectuellement et \u00e9motionnellement, que presque n&#039;importe quel album dont je me souviens. Cet album est \u00e0 \u00e9couter absolument, mais je vous d\u00e9conseille de le garder en boucle.<\/p>\n<p><strong>Meilleur morceau : <\/strong>Je pense que \u00ab Oracles Hex \u00bb est le seul morceau de cet album que je pourrais \u00e9couter \u00e0 une fr\u00e9quence quelconque sans risquer ma sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<p><strong>Pire piste :<\/strong> Il n&#039;est pas juste de qualifier l&#039;un des morceaux de cet album de \u00ab pire \u00bb, mais \u00ab I&#039;ll Try You All \u00bb est le morceau que j&#039;ai ressenti le plus mal \u00e0 l&#039;aise en l&#039;entendant parmi les multiples fois o\u00f9 j&#039;ai \u00e9cout\u00e9 cet album au cours de la r\u00e9daction de cette critique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Experimental noise meets doom metal at its darkest. Mirrors For Psychic Warfare is is more draining, both intellectually and emotionally, than nearly any album I can recall. This album is a must-listen.<\/p>","protected":false},"author":44,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"episode_type":"","audio_file":"","transcript_file":"","podmotor_file_id":"","podmotor_episode_id":"","cover_image":"","cover_image_id":"","duration":"","filesize":"","filesize_raw":"","date_recorded":"","explicit":"","block":"","itunes_episode_number":"","itunes_title":"","itunes_season_number":"","itunes_episode_type":"","ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-8365","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-reviews","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-50"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8365","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/44"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8365"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8365\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8365"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8365"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/altwire.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8365"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}