{"id":11299,"date":"2018-08-25T14:22:37","date_gmt":"2018-08-25T18:22:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.altwire.net\/?p=11299"},"modified":"2023-12-06T06:40:10","modified_gmt":"2023-12-06T11:40:10","slug":"alice-in-chains-rainier-fog","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/altwire.net\/fr\/alice-enchainee-brouillard-pluvieux\/","title":{"rendered":"[Album Review] Alice In Chains &#8211; Rainier Fog"},"content":{"rendered":"<p><strong>Alice encha\u00een\u00e9e<\/strong>Le sixi\u00e8me album du groupe est un clin d&#039;\u0153il volontaire \u00e0 leurs racines du Nord-Ouest. C&#039;est non seulement la premi\u00e8re fois que le groupe cr\u00e9e un album complet dans leur ville natale de Seattle depuis la sortie \u00e9ponyme de 1995, mais il a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 dans le m\u00eame studio - anciennement Bad Animals Studio, aujourd&#039;hui Studio X. Le titre de l&#039;album est tir\u00e9 du Mont Rainier, un volcan situ\u00e9 au sud-est de Seattle qui jette une ombre sur la ville o\u00f9 s&#039;est d\u00e9roul\u00e9e la majeure partie du mouvement grunge. La question de savoir si la situation g\u00e9ographique a une influence sur le style de musique qu&#039;un artiste se sent inspir\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er est ouverte \u00e0 l&#039;interpr\u00e9tation - mais rentrer chez lui a fait passer Alice In Chains \u00e0 un niveau qui les pousse \u00e0 cr\u00e9er une musique qui renvoie l&#039;auditeur dans le pass\u00e9.<\/p>\n<p>Il y a une sensation tr\u00e8s famili\u00e8re \u00e0 <em>Brouillard pluvieux<\/em>. Comme un ami que vous n&#039;avez pas vu depuis longtemps, qui a l&#039;air un peu diff\u00e9rent, mais qui, en g\u00e9n\u00e9ral, est juste comme vous vous en souvenez la derni\u00e8re fois que vous l&#039;avez vu. L&#039;ambiance g\u00e9n\u00e9rale de l&#039;album est similaire \u00e0 celle de <em>Lifting du visage <\/em>et<em> Salet\u00e9 <\/em>avec de nombreuses chansons qui ressemblent \u00e0 des \u0153uvres raffin\u00e9es issues des sessions qui sont devenues ces albums. Les seules exceptions \u00e9tant peut-\u00eatre les morceaux d&#039;ouverture \u00ab The One You Know \u00bb et la chanson titre de l&#039;album qui semblent reprendre l\u00e0 o\u00f9 <em>Le diable a mis des dinosaures<\/em> Mais cela dit, ce sont toujours des morceaux forts. L&#039;effet nostalgique est le plus \u00e9vident avec des morceaux comme \u00ab Red Giant \u00bb, \u00ab Drone \u00bb et \u00ab So Far Under \u00bb compos\u00e9 par DuVall - ce dernier contenant un tr\u00e8s beau solo prouvant en effet ses capacit\u00e9s non seulement en tant que chanteur accompli mais aussi en tant que guitariste tr\u00e8s talentueux. \u00ab Fly \u00bb capture l&#039;essence du grunge radio des ann\u00e9es 90 avec deux couplets de guitare psych\u00e9d\u00e9liques s\u00e9par\u00e9s par l&#039;un des solos les plus doux <strong>Jerry Cantrell<\/strong> a jou\u00e9. L&#039;excellent down-tempo \u00ab Maybe \u00bb a une touche de <em>Bocal de mouches<\/em> \u00e0 ce sujet, en commen\u00e7ant par quelques merveilleuses harmonies chant\u00e9es a capella. L&#039;hymne remarquable &quot;Never Fade&quot; joue comme un hommage au regrett\u00e9 <strong>Layne Staley<\/strong> et originaire de Seattle et ami de longue date du groupe <strong><a href=\"https:\/\/altwire.net\/fr\/best-of-chris-cornell\/\">Chris Cornell<\/a><\/strong>, qui j&#039;en suis s\u00fbr appr\u00e9cierait \u00e9norm\u00e9ment cet album.<\/p>\n<p><em>Brouillard pluvieux<\/em> est une fantastique collection de chansons \u2013 sans doute le meilleur album de l&#039;\u00e8re moderne du groupe \u2013 mais une chose que cet album n&#039;a pas, c&#039;est une chanson phare. Ceci et <u>seulement ceci<\/u> C&#039;est ce qui emp\u00eache cet album d&#039;\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l&#039;un des meilleurs albums du groupe. Cet album n&#039;a pas de \u00ab Man in the Box \u00bb, de \u00ab Rooster \u00bb ou de \u00ab Nutshell \u00bb. Rien ne saute particuli\u00e8rement aux yeux de l&#039;auditeur, mais il y a plut\u00f4t un niveau constant de savoir-faire dans chaque chanson, sans qu&#039;un \u00e9l\u00e9ment particulier ne soit prioritaire par rapport \u00e0 un autre. C&#039;est une incarnation mature d&#039;un son cr\u00e9\u00e9 lorsque ces gars-l\u00e0 \u00e9taient essentiellement des enfants. Une approche contr\u00f4l\u00e9e d&#039;une cr\u00e9ation chaotique.<\/p>\n<p>La musicalit\u00e9 de cet album est toutefois \u00e0 voir. Le travail de Jerry Cantrell se distingue comme l&#039;un de ses meilleurs compositeurs et guitaristes depuis plus de deux d\u00e9cennies, avec une approche m\u00e9ticuleuse de chaque \u00e9l\u00e9ment \u00e9vidente. Son chant m\u00e9rite \u00e9galement d&#039;\u00eatre mentionn\u00e9 car il a clairement perfectionn\u00e9 ses capacit\u00e9s en tant que chanteur principal du groupe. Accompagn\u00e9 par l&#039;incroyable <strong>William DuVall<\/strong>, les harmonies vocales de cet album sont les plus fines depuis l&#039;\u00e9poque de Layne Staley, transmettant une \u00e9motion pure dans un ton parfait. La structure de chaque morceau change d&#039;une chanson \u00e0 l&#039;autre avec l&#039;excellent<strong> Sean Kinney<\/strong> et <strong>Mike Inez<\/strong> ils interpr\u00e8tent une section rythmique qui garde l&#039;auditeur accroch\u00e9 et impatient d&#039;entendre la suite. Chacun des membres de cet album a fait de son mieux et cela se voit tout au long des 53 minutes de dur\u00e9e.<\/p>\n<p>Le fait d&#039;\u00eatre de retour \u00e0 l&#039;endroit o\u00f9 tout a commenc\u00e9 a \u00e9veill\u00e9 chez le groupe une cr\u00e9ativit\u00e9 qui n&#039;avait pas \u00e9t\u00e9 entendue depuis un moment. <em>Le noir c\u00e8de la place au bleu<\/em> \u00e9tait une grande r\u00e9invention, <em>Le diable a mis les dinosaures ici<\/em> contenait beaucoup trop de rat\u00e9s et aucun des deux albums ne r\u00e9sumait vraiment le son caract\u00e9ristique d&#039;Alice in Chains. <em>Rainier Brouillard<\/em> Cependant, ils impressionneront m\u00eame ceux qui sont encore sceptiques quant \u00e0 l&#039;\u00e8re post-Layne Staley. Le fait demeure que le groupe a d\u00e9sormais enregistr\u00e9 autant de disques avec William DuVall qu&#039;avec Layne Staley. Si l&#039;esprit de Layne Staley perdure dans la musique du groupe, ils sont d\u00e9sormais sortis de cette ombre et DuVall ne peut plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab petit nouveau \u00bb mais plut\u00f4t comme une partie int\u00e9grante de la continuit\u00e9 de ce groupe. Le quatuor est en grande forme avec <em>Brouillard pluvieux<\/em> et ne semblent montrer aucun signe de retour \u00e0 l&#039;anonymat qui mena\u00e7ait de les dissoudre apr\u00e8s l&#039;enregistrement du dernier album qu&#039;ils ont fait \u00e0 Seattle il y a vingt-trois ans. Au contraire, l&#039;album est une forte indication que ce groupe trouve un nouveau vent dans ses voiles et offre une perspective all\u00e9chante quant \u00e0 ce qui pourrait se profiler \u00e0 l&#039;horizon. On ne peut qu&#039;esp\u00e9rer que les fans n&#039;auront pas \u00e0 attendre longtemps pour entendre la suite de ce qui est un pr\u00e9tendant au titre de meilleur disque de rock de 2018.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alice In Chains\u2019 sixth album is a purposeful nod to their North West roots. 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